L’écoute.

Comme est vantée actuellement « l’écoute active » ! A se demander ce que peut être une écoute passive…

Ecouter, c’est déjà entendre. C’est-à-dire avoir réussi à sélectionner parmi tous les bruits qui nous entourent quelque chose qui attire notre attention. Un son, une parole dont notre cerveau inconscient nous a dit « voilà une information qui mérite que nous y mobilisions notre conscience ».

Alors le travail d’écoute peut commencer, en cherchant à identifier ce que cette information auditive peut bien avoir de spécial pour mobiliser notre attention, alors que nous ne pouvons traiter qu’un nombre restreint de sujets en même temps.

L’écoute est un effort, alors commençons par nous en accorder le bénéfice !

Écoutons activement ce que nous avons à nous dire.

La parole.

La parole qui est adressée à l’autre (conjoint, épouse, enfants, beaux-parents…) a généralement une fonction : faire connaître notre état intérieur. Confronter ce « JE » qui nous définit avec nous-même, les autres et le monde.

Vous pouvez désirer communiquer votre besoin, votre émotion, votre sentiment, votre ressenti. Le support du message est alors quelque chose qui s’est produit en vous, ou bien que l’environnement a produit en vous et que vous avez le sentiment de devoir partager.

Pour soulager une tension ou pour nous réjouir à plusieurs. Pour vérifier si nos perceptions correspondent à une réalité pour les autres ou sont alimentées par notre imagination.

En tant de crise particulièrement, vérifions que notre message a été bien entendu, compris, reçu comme étant bien ce que nous voulions dire !

Et peut-être est-il prudent de ne pas multiplier les paroles, pour réduire les risques.

La communication

La communication n’est jamais une évidence. Nous aimerions pouvoir être au moins responsables des messages que nous envoyons. Mais, même lorsque nous savons bien ce que nous voulons communiquer et que nous employons les moyens qui nous semblent adaptés, il n’est jamais possible de savoir avec certitude la lecture qu’auront les autres de nos messages !

Dans le contexte du confinement, comme à bord d’un navire ou d’un sous-marin, cette réalité, cette limite du formidable outil qu’est la communication est, comme avec tous les outils, que l’on risque de se blesser !

Et plus l’outil est puissant, plus les dégâts peuvent être importants.

C’est pourquoi je vous propose ces quelques articles comme base de réflexion afin de prévenir, au mieux des possibilités de chacun, les blessures.

Croyez bien que ces quelques lignes, que j’écris alors que deux de nos quatre enfants, qui sont en primaire font leur école forcée à la maison à côté de moi, je ne les écris pas pour vous donner conseils ou leçons ! Mon épouse, nos enfants et moi partageons pleinement toutes les difficultés, frustrations, colères, peurs qui traversent notre pays sans que nous en soyons épargnés.

Mais je veux témoigner que nous pouvons lutter, toujours, chacun de notre place et avec tout ce que nous sommes, pour plus de justice et de paix, même dans un contexte particulièrement difficile.