Couvre-feu et rendez-vous

Chers patientes et patients,

Suite aux annonces gouvernementales du 14 janvier, liées à la situation sanitaire, et au couvre-feu étendu à partir de 18h, nous essaierons, dans la mesure du possible, de respecter cette contrainte.

Mais les accompagnements thérapeutiques que j’assure concourent, entre autres, à la prévention des violences et des ruptures conjugales, service plus que jamais nécessaire à chacun pour traverser cette crise mondiale.

Ainsi, si vous n’êtes disponible qu’en fin de journée, vous pourrez toujours utiliser l’attestation et son motif 2 :  » déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés. « 

Bien à vous.

La psyché et le corps

La parole est mon indispensable outil, mais je rencontre parfois des situations où la personne qui vient me consulter n’a que de mauvaises relations non seulement avec les autres, mais aussi vis-à-vis de son propre corps.

Or, si l’amélioration de la qualité de vie psychique améliore la santé du corps, l’action sur le corps a réciproquement un retentissement sur l’équilibre psychique.

Au fil des années ma pratique de l’Aïkido, seul art martial japonais non-violent, m’a fourni un cadre et des partenaires d’expérimentation uniques de cette relation entre le corps et l’esprit, dans une situation martiale reconstruite et maîtrisée.

C’est pourquoi je serais peut-être amené à vous proposer lors de nos séances, ponctuellement, une interaction physique douce, lente et non-violente, basée sur les principes de l’Aïkido, afin d’expérimenter dans un cadre et à une intensité sécurisés, vos réactions somatiques face à une situation au cours de laquelle vous seriez alternativement « agresseur » et « agressé ».

Ceci afin de permettre à certain(e)s d’entre vous une avancée dans le processus thérapeutique, si le rapport à votre propre corps entrave votre relation aux autres.

Cette possibilité de travail n’aurait bien sûr lieu qu’après plusieurs séances, si notre relation de confiance mutuelle le permet, après le recueil de votre consentement libre et éclairé, et stoppée au moindre début de ressenti négatif de votre part.

Prontopro parle de nous

Voici ci-dessous l’article écrit par Denise Pion, de Prontopro, que vous pouvez visualiser en ligne sur https://www.prontopro.fr/loire-atlantique/nantes/conseiller-conjugal#pro-interview

« Les conflits familiaux peuvent être responsables de beaucoup de mauvaises décisions prises par les enfants. Le travail d’un médiateur familial est d’intervenir en cas de conflit au sein de la famille, dans le but de protéger les enfants des conséquences de ces affrontements dans lesquels ils sont entraînés, instrumentalisés et perdus. À 46 ans, Pascal Beaugrand a décidé de se consacrer entièrement au service des couples et des familles en libéral. Auparavant, il a contribué, en tant que chef de service en association de médiation familiale, à animer les partenariats avec la CAF, le ministère de la Justice et les villes et départements. Toutefois, il a trouvé que les fonctions d’encadrement l’éloignaient de son cœur de métier. Pascal Beaugrand travaille avec les adultes pour les enfants dans la gestion de conflit. Il est conscient de tout ce que les conflits non traités pourraient engendrer. Il est donc convaincu que la discussion est la seule solution pour instaurer un changement. Il propose ses services de thérapeute familial, dans l’objectif de rendre les parents et les enfants plus heureux.

Dans quelles situations la médiation familiale est obligatoire ?

Je dirais que la médiation, si le ministère de la Justice étend son expérimentation de Tentative de Médiation Familiale Préalable Obligatoire (TMFPO), va devenir obligatoire pour un bon nombre de contentieux civils, et cela même hors conflit familial. La présence d’un médiateur n’a de sens que par la libre adhésion des concernés au processus, ce qui peut les confronter plus à eux-mêmes qu’à l’autre. Le fait de contraindre la liberté comporte un paradoxe qui, malencontreusement, ne saute pas aux yeux de tous. De par mon expérience, je tiens même à confirmer que la médiation trouve sa force et sa limite dans la nécessaire confiance dans les capacités des personnes à trouver elles-mêmes les solutions à leurs problèmes.

Médiation familiale pour pension alimentaire : dans quels cas est-ce nécessaire ?

J’ai pu constater qu’un bon nombre de conflits familiaux étaient traités par la justice et non par un médiateur familial. Et pourtant, je souligne le fait que la justice ne possède que des réponses juridiques, ce qui n’est malheureusement pas suffisant. En tant que médiateur familial, je me mets entre les adultes pour trouver un commun accord dans l’intérêt de leurs enfants. Si aucun accord n’a été instauré par les parents sur la question financière, seul le juge aux affaires familiales (JAF) décide ce qu’il convient à l’intérêt supérieur de l’enfant. Un parent doit alors verser de l’argent à l’autre dans le cadre d’une contribution financière à l’entretien et à l’éducation des enfants, ou contribuer directement à la prise en charge de certaines dépenses. La somme est appliquée en fonction des capacités de chacun des parents et des besoins des enfants.

Quand consulter un thérapeute conjugal et familial ?

Dans ma pratique de médiateur familial, j’ai pu constater trop souvent que de nombreux couples s’étaient séparés mais rencontraient les mêmes problèmes sans plus pouvoir les résoudre à deux. Conscient de la difficulté de faire face à une séparation, je me suis engagé dans le service de la thérapie conjugale. Mon devoir est de prévenir, autant que possible, les risques liés aux séparations et divorces tels que souffrance des enfants et des parents, appauvrissements financiers et affectifs, perte d’estime de soi. En tant que thérapeute conjugal et familial, j’offre une chance à tous les couples, particulièrement aux parents, de ne pas prendre une décision qu’ils pourraient regretter plus tard. Je fais en sorte qu’ils se focalisent à regarder et à combattre un ennemi commun et à résoudre ensemble les questionnements qui pourraient s’installer.

Médiateur familial ou thérapeute conjugal : quelles différences ?

À vrai dire, je dirais que l’un et l’autre proposent les mêmes idées de base : non-violence, lieu de parole, attitude de neutralité et d’impartialité garantissant la confidentialité des échanges. Dans mon rôle de thérapeute conjugal, je ne reçois que peu de couples déjà séparés et j’opte pour une approche plus riche de la vie affective et sexuelle, tout en donnant des informations, mais jamais de conseil. Et dans mon rôle de médiateur familial, je suis apte à aborder tous les aspects de la séparation pour les intérêts de chacun, surtout ceux des enfants. L’avantage de l’accompagnement que je propose est le fait qu’il se passe dans le registre de la médiation familiale, autrement dit, l’organisation de cette séparation en douceur, si elle doit avoir lieu.

Autorisation officielle de poursuite de votre travail thérapeutique avec moi pendant le confinement.

Le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, en son article 28, soutient et encourage officiellement mon activité de lutte contre les crises conjugales ou familiales, de prévention contre les violences et de soutien à la parentalité.

N’hésitez donc surtout pas à prendre rendez-vous. Vous pourrez très valablement inscrire sur votre attestation de déplacement le motif d’une consultation pour venir travailler votre séance en mon cabinet.

Séances et Covid-19

Pendant le confinement, je continuerai d’être à vos côtés et à vous accueillir en présentiel, dans le respect des distances et gestes barrières.

Je vous invite à télécharger sur votre téléphone, comme je l’ai fait moi-même, l’application TousAntiCovid, afin que nous soyons aussi sûrs que possible de lutter contre la propagation du virus, sans renoncer à ce qui est important pour vous.

Google play pour Androïd : https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.gouv.android.stopcovid

Apple store pour IOS : https://itunes.apple.com/app/id1511279125

Vous pourrez, grâce à cette application, établir votre attestation de déplacement numérique.

Pour poursuivre votre travail avec moi lors de nos séances, vous pourrez alors cocher le motif « Déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l’achat de produits de santé. »

Couple et chômage

Couple et chômage

Dans cette période d’incertitude économique, la crise sanitaire influe fortement sur le marché du travail.

L’un ou l’autre membre du couple, ou les deux peuvent se sentir insécurisés face à aux futurs revenus de leur travail, ce qui peut gravement déséquilibrer le couple si des mots ne sont pas mis sur cette réalité.

Pour que votre couple reste, ou devienne enfin une ressource stable avec laquelle vous pouvez affronter les épreuves de la vie, en tant qu’homme et femme ou en tant que parents, je vous accueille en toute confidentialité, neutralité et impartialité, dans un cadre sécurisant pour vous permettre de dire et d’entendre l’important de vos vies.

Car une certitude demeure : la séparation du couple conduit à un appauvrissement économique systématique, et durable pour la femme, dans tous les cas.

Si nous ne pouvons agir sur le contexte de la crise que nous traversons, je vous offre de travailler à ce que vous trouviez les moyens de la traverser sereinement, ensemble.

Parcoursup, une incertitude à gérer…

Parcoursup et parentalité
Parcoursup et parentalité

Si le choix des études peut être si difficile, c’est entre autre parce qu’il relève d’un choix de l’enfant pas encore adulte et des parents dont l’enfant a grandi.

C’est dans cet entre-deux de l’autonomie de l’enfant qui s’affirme dans un choix impactant son avenir d’un côté, et des parents qui continuent d’être tentés de garder le contrôle de l’autre, que vient s’insérer Parcoursup.

En suivant ce lien Parcoursup vous apprendrez l’essentiel sur les 17 000 formations proposées…

Qui ne paniquerait pas, en quête d’éléments de décision, face à un tel choix !

Je vous propose donc, en parallèle des informations que les écoles et les sites mettent à votre disposition, de venir travailler en couple, ou même avec votre enfant, afin d’avoir un lieu et un professionnel neutre et impartial pour que vous réfléchissiez ensemble à cette importante question.

Fin des travaux d’aménagement du cabinet.

Enfin, je peux vous offrir un cadre de travail digne de vous !

Je remercie chaleureusement tous mes patients de leur indulgence pendant ces derniers mois, et je les remercie aussi de leur confiance et de leur discernement à ne pas avoir confondu le contenu et le contenant.

A très bientôt dans notre nouveau confort !

Médiation, ou Justice ?

Lorsque vous saisissiez le Juge aux affaires familiales du Tribunal de Grande Instance de Nantes avant la crise sanitaire, il y avait 18 mois de délai entre le dépôt de la requête et l’audience devant le magistrat.

La crise sanitaire et les deux mois de confinement vont allonger encore plus ce délai qui était déjà presque absurde dans son écart entre l’attente des personnes, l’urgence de leurs situations et le temps de la réponse judiciaire.

Réponse judiciaire qui, par le principe même du droit, tranche un litige en disant qui gagne, et qui perd. Qui ne répond qu’à la question de droit, sans pouvoir travailler la relation, parce que ce n’est pas son objet, au-delà d’en poser le cadre.

Or, si le cadre juridique d’une relation est indispensable lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts des plus fragiles, ici des enfants, il ne traite qu’une toute petite partie de la complexité d’une relation humaine vivante.

La médiation familiale est une démarche courageuse qui vise à faire vivre la relation parentale car c’est le besoin essentiel des enfants.

Car, si le Juge dit que papa, ou maman a gagné le seul qui est sûr de perdre à tous les coups, c’est l’enfant, parce qu’il vient des deux et a besoin de pouvoir aimer les deux, chacun à sa juste place.