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Voici ci-dessous l’article écrit par Denise Pion, de Prontopro, que vous pouvez visualiser en ligne sur https://www.prontopro.fr/loire-atlantique/nantes/conseiller-conjugal#pro-interview

« Les conflits familiaux peuvent être responsables de beaucoup de mauvaises décisions prises par les enfants. Le travail d’un médiateur familial est d’intervenir en cas de conflit au sein de la famille, dans le but de protéger les enfants des conséquences de ces affrontements dans lesquels ils sont entraînés, instrumentalisés et perdus. À 46 ans, Pascal Beaugrand a décidé de se consacrer entièrement au service des couples et des familles en libéral. Auparavant, il a contribué, en tant que chef de service en association de médiation familiale, à animer les partenariats avec la CAF, le ministère de la Justice et les villes et départements. Toutefois, il a trouvé que les fonctions d’encadrement l’éloignaient de son cœur de métier. Pascal Beaugrand travaille avec les adultes pour les enfants dans la gestion de conflit. Il est conscient de tout ce que les conflits non traités pourraient engendrer. Il est donc convaincu que la discussion est la seule solution pour instaurer un changement. Il propose ses services de thérapeute familial, dans l’objectif de rendre les parents et les enfants plus heureux.

Dans quelles situations la médiation familiale est obligatoire ?

Je dirais que la médiation, si le ministère de la Justice étend son expérimentation de Tentative de Médiation Familiale Préalable Obligatoire (TMFPO), va devenir obligatoire pour un bon nombre de contentieux civils, et cela même hors conflit familial. La présence d’un médiateur n’a de sens que par la libre adhésion des concernés au processus, ce qui peut les confronter plus à eux-mêmes qu’à l’autre. Le fait de contraindre la liberté comporte un paradoxe qui, malencontreusement, ne saute pas aux yeux de tous. De par mon expérience, je tiens même à confirmer que la médiation trouve sa force et sa limite dans la nécessaire confiance dans les capacités des personnes à trouver elles-mêmes les solutions à leurs problèmes.

Médiation familiale pour pension alimentaire : dans quels cas est-ce nécessaire ?

J’ai pu constater qu’un bon nombre de conflits familiaux étaient traités par la justice et non par un médiateur familial. Et pourtant, je souligne le fait que la justice ne possède que des réponses juridiques, ce qui n’est malheureusement pas suffisant. En tant que médiateur familial, je me mets entre les adultes pour trouver un commun accord dans l’intérêt de leurs enfants. Si aucun accord n’a été instauré par les parents sur la question financière, seul le juge aux affaires familiales (JAF) décide ce qu’il convient à l’intérêt supérieur de l’enfant. Un parent doit alors verser de l’argent à l’autre dans le cadre d’une contribution financière à l’entretien et à l’éducation des enfants, ou contribuer directement à la prise en charge de certaines dépenses. La somme est appliquée en fonction des capacités de chacun des parents et des besoins des enfants.

Quand consulter un thérapeute conjugal et familial ?

Dans ma pratique de médiateur familial, j’ai pu constater trop souvent que de nombreux couples s’étaient séparés mais rencontraient les mêmes problèmes sans plus pouvoir les résoudre à deux. Conscient de la difficulté de faire face à une séparation, je me suis engagé dans le service de la thérapie conjugale. Mon devoir est de prévenir, autant que possible, les risques liés aux séparations et divorces tels que souffrance des enfants et des parents, appauvrissements financiers et affectifs, perte d’estime de soi. En tant que thérapeute conjugal et familial, j’offre une chance à tous les couples, particulièrement aux parents, de ne pas prendre une décision qu’ils pourraient regretter plus tard. Je fais en sorte qu’ils se focalisent à regarder et à combattre un ennemi commun et à résoudre ensemble les questionnements qui pourraient s’installer.

Médiateur familial ou thérapeute conjugal : quelles différences ?

À vrai dire, je dirais que l’un et l’autre proposent les mêmes idées de base : non-violence, lieu de parole, attitude de neutralité et d’impartialité garantissant la confidentialité des échanges. Dans mon rôle de thérapeute conjugal, je ne reçois que peu de couples déjà séparés et j’opte pour une approche plus riche de la vie affective et sexuelle, tout en donnant des informations, mais jamais de conseil. Et dans mon rôle de médiateur familial, je suis apte à aborder tous les aspects de la séparation pour les intérêts de chacun, surtout ceux des enfants. L’avantage de l’accompagnement que je propose est le fait qu’il se passe dans le registre de la médiation familiale, autrement dit, l’organisation de cette séparation en douceur, si elle doit avoir lieu.

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